
Le minage sur un ordinateur domestique n’est plus une « mine d’or » depuis longtemps, mais en 2026 il peut encore être utile : comme moyen de comprendre comment miner de la crypto, d’apprendre à utiliser un portefeuille et des pools, et parfois de dégager un petit bénéfice (ou au minimum d’accumuler des coins « sur le long terme », en misant sur une hausse du cours). L’essentiel est de garder une vision réaliste : la rentabilité dépend du prix du coin, de la difficulté du réseau, du coût de l’électricité et de la qualité de vos réglages matériels.
Ci-dessous, un guide pratique : ce qu’il est réellement possible de miner sur PC en 2026, comment choisir une monnaie et un logiciel, comment commencer à miner sans risques inutiles, et quoi faire pour ne pas abîmer votre ordinateur ni perdre de l’argent à cause d’erreurs. Nous aborderons aussi le minage sur un ordinateur peu puissant : quand cela a du sens et comment limiter les risques.
Qu’est-ce que le minage sur PC et comment ça marche ?
Le minage est un processus dans lequel votre matériel effectue des calculs pour maintenir une blockchain (le plus souvent Proof-of-Work). En échange, le réseau rémunère les mineurs en coins et/ou en frais de transaction. Il existe plusieurs façons de participer :
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Minage en solo : vous essayez de trouver un bloc seul. Sur un PC domestique, c’est presque toujours inutile à cause de la faible puissance.
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Minage en pool : vous mutualisez votre puissance avec d’autres mineurs et recevez une part de la récompense proportionnelle à votre contribution. C’est le scénario le plus fréquent lorsque vous voulez miner des cryptomonnaies sur un ordinateur ordinaire.
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Marketplaces de hashrate : vous ne minez pas un « coin spécifique » ; vous vendez votre puissance de calcul et êtes payé (souvent en BTC). C’est le modèle de NiceHash, qui met en relation vendeurs et acheteurs de hashrate.
Peut-on miner sur PC en 2026 ?

Oui, mais avec des réserves. Sur PC, on mine le plus souvent soit des coins « CPU-friendly » (avec le processeur), soit des coins « GPU-friendly » (avec la carte graphique). Toutefois, miner des cryptomonnaies sur un ordinateur ordinaire en 2026, c’est presque toujours une histoire de petits montants, d’apprentissage et d’expérimentation — pas de « revenu élevé et stable ».
Pourquoi miner du Bitcoin sur PC est presque toujours “non”
Bitcoin est miné avec l’algorithme SHA-256 et, depuis des années, le minage est dominé par des appareils ASIC (puces spécialisées), bien plus efficaces que CPU/GPU en hashrate et en consommation énergétique. Résultat : miner du BTC sur un PC classique n’a pratiquement aucun sens, et c’est clairement indiqué dans de nombreux supports éducatifs de grandes plateformes crypto.
À la place, vous pouvez :
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miner d’autres coins sur PC puis les échanger contre du BTC ;
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vendre votre hashrate via une marketplace (et recevoir des paiements, par exemple en Bitcoin) — mais comparez bien les frais et conditions.
Comment savoir si votre ordinateur est adapté au minage
1) Carte graphique (GPU)
Le minage GPU, c’est surtout une question de VRAM, d’efficacité énergétique et de refroidissement. En 2026, ce qui compte :
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la quantité de VRAM (critique pour certains algorithmes) ;
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un refroidissement correct (températures et bruit) ;
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la possibilité de undervolt/underclock (souvent, « plus frais et plus silencieux » vaut mieux que « 3 % plus rapide »).
2) Processeur (CPU)
Le minage CPU existe dans des coins optimisés pour des processeurs ordinaires. Exemple classique : Monero avec l’algorithme RandomX, conçu spécifiquement pour CPU. Pour le minage CPU, c’est important :
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nombre de cœurs/threads et fréquence ;
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quantité et vitesse de la RAM ;
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réglages du système (par exemple, Huge Pages peut aider fortement RandomX).
Important pour le minage sur un ordinateur peu puissant : si vous avez un CPU ancien et peu de RAM, il est souvent plus rentable de ne pas viser des réglages « à fond », mais de choisir des coins/algorithmes moins gourmands et de réduire la charge (par exemple, miner avec 50–70 % des threads plutôt qu’avec 100 %). Vous réduisez la chauffe et améliorez la stabilité — parfois plus important que le hashrate brut.
3) Électricité et alimentation
Votre principal « ennemi caché » est le prix du kWh. Même si un calculateur affiche « +20 centimes par jour », avec les tarifs réels et les variations de rentabilité, cela peut vite devenir un déficit. L’alimentation doit être de bonne qualité, avec une marge de puissance et une certification correcte, sinon vous risquez la stabilité et la sécurité.
4) Refroidissement et usure
Le minage est une charge élevée en continu. Concrètement, vous “payez” avec :
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l’usure des ventilateurs / de la pâte thermique ;
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la poussière et la surchauffe ;
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un risque plus élevé d’instabilité (surtout en overclock).
Qu’est-ce qui est le plus rentable à miner en 2026 : CPU vs GPU
CPU : quand ça a du sens
Le minage CPU est souvent choisi par ceux qui :
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veulent apprendre et commencer de zéro ;
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ont un processeur puissant et une électricité relativement bon marché ;
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acceptent une petite expérience stable.
Monero (XMR) reste populaire pour le minage CPU grâce à RandomX.
GPU : quand ça a du sens
Le minage GPU est pertinent si :
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vous avez une carte graphique gaming/pro avec une bonne efficacité ;
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vous pouvez laisser le PC allumé longtemps et de façon stable ;
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vous êtes prêt à recalculer souvent la rentabilité et à basculer entre coins/algorithmes.
Pour éviter de “deviner”, utilisez des calculateurs de rentabilité. WhatToMine aide à comparer coins et algorithmes selon vos paramètres. Kryptex surveille les appareils et la rentabilité et met à jour les données régulièrement (y compris pour 2026).
Comment commencer à miner : guide pas à pas pour 2026
Voici un plan universel qui marche dans la plupart des scénarios (CPU ou GPU). Si vous cherchiez précisément ça, voilà comment commencer à miner sans confusion.
Étape 1. Calculez les coûts avant de lancer
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Connaissez votre tarif d’électricité (kWh).
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Estimez la consommation : CPU/GPU en charge + le reste du système.
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Entrez vos données dans un calculateur (WhatToMine / Kryptex ou équivalents) et regardez le profit après électricité, pas “avant”.
Astuce : si le profit est “à peine”, le minage passe souvent en négatif au moindre changement : difficulté qui grimpe, cours qui baisse, chaleur (refroidissement moins bon), pads thermiques qui se dégradent, etc.
Étape 2. Choisissez un coin et un format de minage
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Pour les débutants, un pool est presque toujours mieux que le solo.
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Si vous voulez la simplicité, envisagez la vente de hashrate (être payé “pour la puissance”).
Étape 3. Créez un portefeuille
Vous avez besoin d’une adresse pour recevoir les paiements du pool/logiciel. Règles importantes :
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gardez la seed phrase hors ligne ;
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ne la copiez pas dans des notes/captures/stockage cloud ;
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vérifiez que le portefeuille supporte le bon réseau/coin.
Étape 4. Choisissez un pool
Regardez :
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les frais du pool ;
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le seuil minimum de paiement (payout threshold) ;
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la localisation des serveurs (le ping influence la stabilité des shares) ;
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la réputation et la transparence des statistiques.
Étape 5. Installez le mineur (logiciel)
Pour le minage CPU de Monero, XMRig est souvent utilisé (ou équivalents). Pour le minage GPU, les mineurs varient selon l’algorithme. Règle d’or : téléchargez uniquement depuis des sources officielles, car les “mineurs” sont souvent remplacés par des malwares.
Étape 6. Configurez et lancez
Généralement, vous devez indiquer :
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l’adresse du pool ;
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votre portefeuille (où payer) ;
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le nom du worker (pour voir l’appareil dans les stats) ;
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les paramètres threads/GPU.
Après lancement :
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vérifiez que les shares sont acceptées par le pool ;
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surveillez température, consommation, fréquences ;
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laissez tourner 30–60 minutes et évaluez la stabilité.
Étape 7. Mettez en place monitoring et mode de travail
Utile :
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activer le démarrage automatique après redémarrage ;
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configurer des alertes du pool (si le worker tombe) ;
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limiter le minage quand vous utilisez le PC (pour ne pas gêner).
Conseil pour le minage sur un ordinateur peu puissant : activez des limites de température/puissance et évitez les réglages agressifs.
Étape 8. Retrait et stockage
Ne laissez pas de grosses sommes sur des services “intermédiaires”. Dès que vous recevez des paiements, transférez vers un portefeuille dont vous contrôlez les clés.
Sécurité : ce qu’il faut faire absolument

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Créez un utilisateur “minage” séparé dans l’OS (pas admin pour tout).
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Antivirus et exceptions : les mineurs sont souvent détectés comme “riskware”, mais ne désactivez pas la protection ; faites plutôt des exceptions uniquement pour un fichier vérifié.
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Pas de “builds” depuis des forums : uniquement des releases officielles.
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Vérification d’adresses : des clippers malveillants peuvent remplacer l’adresse dans le presse-papiers. Vérifiez toujours les premiers et derniers caractères.
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Activez la 2FA sur le pool/service si un compte et des paramètres de paiement existent.
Erreurs fréquentes des débutants
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Démarrer sans calculer l’électricité (“je verrai plus tard” → ensuite c’est négatif).
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Chercher le hashrate maximal au lieu de l’efficacité (chauffe, throttling, plantages).
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Seuil de paiement trop élevé (on accumule longtemps sans retrait).
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Stocker la seed phrase dans le cloud.
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Installer un mineur depuis une source aléatoire.
Conclusion
En 2026, le minage sur PC n’est pas une histoire “d’argent facile”, mais de calculs sérieux, de discipline et de sécurité. Si vous vous y prenez correctement, vous comprendrez comment miner de la crypto, apprendrez à choisir coins et pools, réglerez votre matériel et pourrez miner avec une économie compréhensible — même si vous testez le minage sur un ordinateur peu puissant juste pour l’expérience. Et si votre objectif est comment miner du Bitcoin, la voie la plus honnête passe généralement par un ASIC (ou par le minage d’autres coins sur PC, puis conversion en BTC).
FAQ
1) Peut-on miner sur un PC domestique ordinaire en 2026 ?
Oui, mais ce sera le plus souvent du minage CPU/GPU d’altcoins (ou la vente de hashrate via des services agrégateurs). Il faut calculer l’électricité à l’avance et comprendre que miner des cryptomonnaies sur un ordinateur ordinaire relève plus souvent de l’apprentissage et d’un petit test que d’un profit garanti.
2) Qu’est-ce qui est plus rentable : miner avec la carte graphique ou avec le processeur ?
En général, le GPU offre un hashrate plus élevé sur les algorithmes populaires et rapporte souvent davantage, mais tout dépend du prix de l’électricité, de l’efficacité de votre carte et de la rentabilité du moment. Le CPU est pertinent pour des coins optimisés CPU, mais la rentabilité est souvent plus modeste.
3) Ai-je besoin d’un pool, ou puis-je miner en solo ?
Pour un PC domestique, un pool est presque toujours préférable : les paiements sont plus réguliers. Le solo n’a du sens qu’avec une puissance très élevée (rare sur un PC).